Le meilleur parmi les meilleurs!!!

Frédéric DA SILVA

Prix du meilleur Mentaliste d'Europe (Nostradamus d'or 2010 et 2012), troisième prix aux championnats d'Europe de la magie (Fism 2011), quatrième place aux championnats du monde 2012 (Fism), vice champion de France (FFAP), Frédéric Da Silva nous raconte son parcours.

Tout d'abord, pouvez-vous vous présenter et parler de votre discipline ?

Je suis artiste du spectacle. Mon spectacle est un divestissement où sont reproduits des effets associés au paranormal.
 
Comment cette passion pour le monde de l'étrange vous est-elle venue ?
 
A l'âge de cinq ans, le Père Noël m'a offert une mallette de magie. Pour moi, qui croyais très fort en lui, ce cadeau m'est apparu comme un signe : je n'avais pas le même cadeau que mes cousins, donc j'étais désigné pour être magicien. Tout petit déjà, j'avais la fascination du mystère et cette mallette me paraissait chargée de promesses.

Qu'avez-vous envie de transmettre à votre public en jouant vos spectacles ?


Je souhaite provoquer du plaisir et emmener les personnes ailleurs, leur faire prendre conscience que grâce à notre mental nous pouvons aller bien au delà de ce que nous croyons, que nos pensées peuvent dépasser les limites. Je cherche à ouvrir une fenêtre sur le rêve, le possible, sur tout ce que le paranormal a d'excitant et d'effrayant à la fois. 

 

Racontez-nous une journée de Frédéric Da Silva

Je donne plus de 250 représentations par an, je suis donc constamment en voyage dans les trains, les avions et les hôtels. Mes journées obéissent donc à un emploi du temps assez classique. Après avoir expédié le côté administratif de mon travail (organisation de dates, de tournées etc...), je me rends sur mon lieu de représentation. Il est généralement entre 17 et 18 heures lorsque j'arrive pour répéter. J'installe mon décor et je me prépare pour le spectacle. Je me concentre une heure avant le spectacle en m'imprégnant de la température et de l'ambiance de la salle... Ensuite, c'est parti pour 1h30 de show. 

Qu'est ce qui vous a décidé à jouer votre spectacle dans un théâtre de comédie comme le Repaire ?

J'ai eu la chance de rencontrer Véronique Chassagnac, chargée de communication, il y a quelques années. Elle m'a fait jouer à plusieurs reprises dans des lieux de spectacle et travaille aujourd'hui au Repaire. Lyon est une ville que j'aime particulièrement car j'en suis originaire, j'y ai d'ailleurs fait mes études. Je ne fais que très rarement des spectacles dans des lieux publics, mais plutôt dans des soirées privées. C'était l'occasion de découvrir une ambiance différente.

Comment qualiferiez-vous votre soirée au Repaire ?

J'aime les petites salles intimistes, elle était pleine à craquer, j'ai donc été comblé. Je crois que l'attitude idéale pour voir un de mes spectacles est de s'abandonner totalement et d'imaginer embarquer dans une navette spatiale pour un voyage à la destination mystérieuse.

Comment avez-vous perçu le public de notre café-théâtre ?

Un public idéal, à la fois attentif, passionné et excité, en adéquation avec les situations. La salle était pleine d'émotions et très chaleureuse. Habituellement en France, je travaille dans le cadre de soirées privées et soirées d'entreprises. Exceptionnellement ce soir là, le public s'est déplacé pour voir mon spectacle de mentalisme. Cela m'a donné envie de me surpasser, d'aller beaucoup plus loin et de pouvoir passer une soirée avec les spectateurs hors de l'ordinaire !


Vous pouvez trouver toutes les informations me concernant sur mon site :
http://www.fredericdasilva.com/

Un Grand futur grand

Victor ROSSI

Prix du Jury et du Public lors du tremplin MDR de Lyon, Victor Rossi est un nouveau talent sur la scène nationale.

Suite à votre spectacle, nous souhaitons vous poser des questions sur votre parcours.

 


Qui êtes-vous Victor Rossi ?

Qui suis-je ? Vaste question. On n’aura pas le temps de développer. Disons que je suis soit taureau ascendant capricorne, soit dragon de terre (pour les chinois), soit grand magicien blanc lunaire (pour les mayas. Le signe existe vraiment. J'aurais préféré être portail intergalactique mais c'était déjà pris...). Je suis aussi marseillais en exil à Lyon, le dernier d'une famille de 4, impulsif, et j'adore le taboulé 1er prix.

Quel est votre parcours ?

J'ai commencé par faire un doublé collège lycée. C'était long. Ensuite, j'ai fait un an de fac de droit. C'était moins long. Puis à Paris une école d'animateur radio. C'était cher. Puis animateur radio sur Paris, Gap puis Lyon aux horaires de matinales (debout à 3h00 du matin). C'était fatiguant. J'en ai eu assez, mon patron m'a dit "si t'es pas content, va t'en". J'ai dit "ok". J'ai commencé a écrire mes 1er sketchs et depuis je tourne à droite à gauche dans des pièces et en solo. Bref, je suis comédien. C'est mieux. Vachement mieux.
 

Comment décide-t-on de devenir humoriste ?

Dans mon cas, en étant parfaitement inconscient. J'étais au chômage, il fallait faire quelque chose. Humoriste, ça m'a paru pas mal. Et en effet, c'est plutôt chouette comme métier.

Votre spectacle aborde des thèmes peu répandus, d'où vous vient l'inspiration ?

Généralement, pour écrire, j'utilise les choses qui m'énervent. J'écris pendant que je suis en colère, et petit à petit en laissant décanter, j'essaie de trouver les ressorts comiques. Généralement, mes 1ers jets sont tous sauf marrants... Le sketch de la télé est né comme ça. Pris en étau sur la TNT à 4 heures du matin, coincé entre le catch, obèse perte de poids extrème, the biggest looser (la même chose que "obèses..." mais sur une autre chaîne), et Man vs Wild. J'avais vraiment l'impression qu'on cherchait à me rendre con, ou à taper sur des catégories précises de personnes (dans ce cas là, les gros).

Qui vous inspire parmi les humoristes ?  

Parmi les humoristes, beaucoup de personnes me font rire mais assez peu m'inspirent. Je n'ai pas vraiment de modèle, et j'aime énormément de choses différentes. J'ai grandi avec du Desproges, j'adore le mime (David Armand, les Umbilical brothers), certains stand-uppers (le comte de bouderbala, Yacine Belhousse), Dieudonné, certains entertainers américains (Jon Stewart, Stephen Colbert, John Oliver, Jimmy Carr qui n'est pas américain, mais anglais). En gros, beaucoup de monde. Mais je n'ai pas de mentor ni de figure de référence.

Comment vous préparez-vous à votre montée sur scène ?
 

Généralement, je suis amorphe pendant 20 minutes. Fatigué, mou, et plus envie d'attendre.  Je fais des étirements pour me donner bonne conscience. 3 minutes avant de mettre le pied sur les planches, je saute de partout, je tape dans les mains de tout le monde, et j'ai envie d'y aller.

Comment préparez-vous votre venue au festival d'Avignon ?  

Avignon, je m'y prépare en peaufinant la nouvelle version du spectacle. Cette année, on arrive avec une nouvelle mouture. Il faut donc être très carré, et en même temps se laisser une petite marge de manœuvre pour faire quelques ajustements. Je me remets à faire un peu de sport (toujours pour la bonne conscience). Et je fais un peu la fête (histoire d'être dans le rythme sur place).

Vous y étiez déjà l'an dernier, l'abordez-vous différemment cette année ?

L'an dernier, je suis arrivé au festival en étant très fatigué. Je sortais d'une très mauvaise expérience à Bordeaux. J'avais l'impression d'avoir trop joué le spectacle, et je n'y croyais plus tellement. Cette
année, je suis bien reposé. J'arrive avec un nouveau spectacle; une bonne équipe avec moi, et des sketchs en lesquels j'ai confiance. Comparé à l'an dernier, c'est le jour et la nuit. Et j'ai vraiment hâte d'y être.

Comment verriez-vous votre avenir en tant que comédien d'ici quelques années ?  

Je n'en ai strictement aucune idée. J'ai envie d'essayer énormément de choses, des spectacles musicaux, des pièces pas forcément drôles, des lectures, de l'impro. Tout ce que je sais, c'est que je serai encore comédien d'ici là.

Vous travaillez avec Kaddour Dorgham, votre metteur en scène et directeur artistique du Repaire, qu'est-ce que cela vous apporte ?

Travailler avec Kaddour m'a permis de progresser 40 fois plus vite que si j'étais encore seul sur le spectacle. Il rend le one-man plus efficace, que ce soit au niveau du texte ou du jeu. Cela m'apporte de la rigueur, du professionnalisme, un regard extérieur nécessaire, et une vraie qualité sur la globalité du spectacle. L'avantage de Kaddour, c'est qu'il ne perd pas de temps. Si c'est nul, il le dit. Si ça marche, idem. Quand on travaille, on met l'égo de côté, et on avance.

Que faites-vous en dehors de votre travail de comédien ?
 

En dehors de la scène, je joue de la musique. Vous m'avez peut-être déjà croisé en train de jouer des percus dans des bars. Ou juste dans des bars. Je sors, je lis, je vois mes amis, j'écris, je paie mes impôts, je fais la fête, je re-joue de la musique. Y'a pire.


Vous pouvez trouver toutes les informations me concernant sur mon site :
http://www.victorrossi.fr/